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Mathématiques – AN1 - Dérivées et Différentielles

AN1 - Dérivées et Différentielles


FC
- Corrigés des exercices -

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AN1 - Dérivées et différentielles – Exercices FC Corrigés – Rev 2018
Mathématiques – AN1 - Dérivées et Différentielles

1 Dérivation et variations
1.1 Opérations sur les dérivées à démontrer
1.1.1

a. ( uv )′ = u ′v + uv′
Pour tout réel x0 de l’intersection des domaines de définition de u et de v :
u ( x + h) v ( x + h ) − u ( x) v ( x )
( uv )′ ( x ) = lim
h→ 0 h
u ( x + h) v ( x + h ) − u ( x + h ) v ( x ) + u ( x + h ) v ( x) − u ( x) v ( x)
= lim
h→ 0 h
u ( x + h) ( v ( x + h ) − v ( x ) ) + v ( x ) (u ( x + h) − u ( x ))
= lim
h→ 0 h
v ( x + h) − v ( x ) u ( x + h) − u ( x )
= u ( x ) lim + v ( x ) lim = u ( x ) v′ ( x ) + v ( x ) u ′ ( x )
h→ 0 h h → 0 h

 u ′ u ′v − uv′
b.   =
v v2
1 1

1
' v ( x + h ) ( x ) = lim v ( x ) − v ( x + h ) = 1 .lim 1 v ( x ) − v ( x + h )
v
 v  ( x ) = lim
  h→ 0 h ( ) ( ) v ( x ) h→ 0 v ( x + h )
h → 0 h.v x + h .v x h
1 1 v ( x) − v ( x + h) 1 v′
= .lim .lim
v ( x ) h → 0 v ( x + h ) h →0 h
= 2
v ( x)
( − v′ ( x ) ) = − 2 ( x )
v
et
u ′  1 ′ ′
1  1 ′ 1  v ′  u ′v − uv ′
  =  u .  = u . + u .   = u ′v . 2 + u .  − 2  =
v   v v v v  v  v2

1.1.2 Dérivées usuelles à démontrer

a. ( x n )′ = n.x n −1 avec n entier naturel : voir cours


b. sin ′ ( x ) = cos ( x )
h  2x + h  h
2 sin   cos   sin  
sin ( x + h ) − sin ( x ) 2  2  = lim  2  .lim cos  x + h  = 1 .cos x = cos x
sin ′ ( x ) = lim = lim   ( ) ( )
h →0 h h→0 h h→0 h h→ 0
 2
2
eix − e− ix
Vous pouvez aussi utiliser la formule d’Euler : sin ( x ) = et dériver cette expression sachant que
2i
ieix − ( −ie− ix ) eix + e− ix
( e ) = ae . On obtient : sin ( x ) =

ax ax

2i
=
2
= cos ( x ) .

c. tan ′ ( x ) = 1 + tan 2 ( x )

 sin ( x ) ′ sin′ ( x ) .cos ( x ) − sin ( x ) .cos′ ( x ) cos2 ( x ) + sin 2 ( x ) 1


tan ′ ( x ) =   = = = 1 + tan 2 ( x ) =
 cos ( x )  cos ( x ) cos ( x ) cos2 ( x )
2 2

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1
d. arcsin′ ( x ) =
1 − x2
dx
y = arcsin ( x ) ⇔ x = sin ( y ) d’où = cos ( y )
dy
dy 1 1
donc : arcsin′ ( x ) = = = . Or nous avons cos ( y ) = 1 − sin 2 ( y ) = 1 − x2
dx d x cos ( y )
dy

1.2 Dérivation de fonctions


On se reportera également au document n°2 de remise à niveau.
1.2.1 Exprimer les dérivées premières des fonctions d’expressions suivantes :
2x2 + 3x − 5
f ( x) = f ( x ) = (2 x − 1) f ( x) = −x + 5
5
a. b. c.
4 x2 + x − 1
 π ln x
d. f ( x ) = 6 cos  100 x +  e. f ( x) = f. f ( x ) = e− x cos ( 2 x )
 3 x

f ( x ) = arctan ( x2 − 1)
x
h. PH ( x ) = f ( x ) = xx
2
g. i.
1 + 4x 2

( 4 x + 3) ( 4 x2 + x − 1) − ( 2 x2 + 3 x − 5) ( 8 x + 1) −10 x2 + 36 x + 2
a. f ′ ( x ) = =
(4 x + x − 1) (4x + x − 1)
2 2 2 2

−1
b. f ′ ( x ) = 5 × 2 × (2 x − 1) = 10 ( 2 x − 1 ) c. f ′ ( x ) =
4 4

2 −x + 5
1
.x − ln x.1
  π   π 1 − ln x
d. f ′ ( x ) = 6 × 100 ×  − sin  100 x +   = −600 sin  100 x +  e. f ′ ( x ) = x 2
=
  3   3 x x2

f. f ′ ( x ) = −e− x cos (2 x ) + e− x ( −2 sin ( 2 x ) ) = −e− x ( cos ( 2 x ) + 2 sin ( 2 x ) )

1 2x
g. f ′ ( x ) = 2 x × =
1 + ( x2 − 1 ) 1 + ( x2 − 1)
2 2

1 3 3 3
 1
h. PH ′ ( x ) = (1 + 4 x2 ) + x.  −  .8 x. (1 + 4 x2 ) 2 = (1 + 4 x 2 ) 2 (1 + 4 x2 − 4 x2 ) = (1 + 4 x2 ) 2
− − − −
2
 2

i. f ( x ) = x x = e x f ′ ( x ) = ( 2 x ln x + x ) e x = x ( 2 ln x + 1) e x = ( 2 ln x + 1) x x
2 2 2 2 2
ln x ln x ln x +1
;

1.2.2 Exprimer les dérivées secondes des fonctions d’expressions suivantes :


4z u 3 x2 − 6 x + 2
a. f ( z) = b. PH ( u ) = c. f ( x) =
z +1
2
1 + 4u 2 x2 − 3 x + 2

u′v − uv′ 4 ( z + 1 ) − 4 z.2 z 4 z 2 + 4 − 8 z 2 4 (1 − z )


2 2
u = 4z u′ = 4
f ′( z) = = = =
v′ = 2 z v2 ( z2 + 1) ( z2 + 1) ( z2 + 1)
2 2 2
a. v = z2 + 1

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u = 4 (1 − z2 ) u ′ = −8 z

v = ( z2 + 1)
2
v′ = 2.2 z ( z 2 + 1 ) = 4 z ( z 2 + 1)

u ′v − uv′ −8 z ( z + 1 ) − 4 (1 − z ) 4 z ( z + 1 ) −8 z ( z + 1) − 16 z (1 − z ) 8 z ( z − 3)
2 2 2 2 2 2 2

f ′′ ( z ) = = = =
v2 ( z 2 + 1) ( z2 + 1) ( z2 + 1)
4 3 3

3
PH ′ ( u ) = (1 + 4u 2 )

b. La dérivée a déjà été exprimée : 2

5 5
PH ′′ ( u ) = − .8u (1 + 4u2 ) 2 = −12u (1 + 4u 2 ) 2
3 − −

2
u = −3 x2 + 8 x − 6 u ′ = −6 x + 8
c.
v = ( x2 − 3 x + 2 ) v′ = 2 ( 2 x − 3) ( x2 − 3 x + 2 )
2

( −6 x + 8 ) ( x2 − 3x + 2) − ( −3 x 2 + 8 x − 6 ) .2 (2 x − 3 ) ( x 2 − 3 x + 2 )
2
6 x 3 − 24 x 2 + 36 x − 20
f ′′ ( x ) = =
(x − 3x + 2) (x − 3x + 2 )
2 4 2 3

1.2.3 Exprimer les dérivées d’ordre n des fonctions d’expressions suivantes :


f(x) = sinx ; g(x) = sin2(x)
f ′ ( x ) = cos x ; f ′′ ( x ) = − sin x = − f ( x )
n n −1
donc f (
n)
( x ) = ( −1) 2 sin x si n est pair et f ( n) ( x ) = ( −1) 2 cos x si n est impair.
g ′ ( x ) = 2 sin x cos x = sin ( 2 x ) ; g ′′ ( x ) = 2 cos ( 2 x ) ; g ′′′ ( x ) = −4 sin (2 x ) ; g ( ) ( x ) = −8 cos ( 2 x )
4
etc.
n n −1
donc g (
n)
( x ) = ( −1 ) 2
−1
2n −1 cos (2 x ) si n est pair et g (
n)
( x ) = ( −1 ) 2 2n −1 sin ( 2 x ) si n est impair.

1.2.4 Fonction argch


Les fonctions hyperboliques ch et sh sont définies par les relations suivantes :
e x + e− x e x − e− x
ch ( x ) = ; sh ( x ) =
2 2
2 2
On remarque que ch x – sh x = 1, que ch’(x) = sh(x) et que sh’(x) = ch(x).
Les fonctions argch de [1 ; +∞[ vers R+ et ch de R+ vers [1 ; +∞[ sont réciproques, c’est à dire :
y = argch ( x ) ⇔ x = ch ( y )
Trouver l’expression de la dérivée de la fonction argch.

dx d ( ch ( y ) )
x = ch ( y ) . = = sh ( y ) = ch2 ( y ) − 1 = x2 − 1 (y est positif, donc sh(y) aussi)
dy dy
dy 1
y = arg ch ( x ) . =
dx x −1
2

1.3 Nombre dérivé et tangente


1.3.1 Déterminer l’ensemble des valeurs de x pour lesquelles la pente de la tangente est égale à
15 pour la courbe d’équation f ( x ) = x2 + 11x + 4
Ce sont les réels x pour lesquels nous avons : f ′ ( x ) = 15 . 2x + 11 = 15 donne x = 2.

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1.3.2 Calculer la pente des tangentes à la courbe y = x ( x − 1 )( x − 2 ) aux points où elle coupe
l’axe horizontal.
La courbe coupe l’axe horizontal en trois points d’abscisses 0, 1 et 2.
L’expression de la fonction est y = x ( x − 1 )( x − 2 ) = x 3 − 3 x2 + 2 x
D’où la dérivée y ′ = 3 x 2 − 6 x + 2 dont les valeurs sont les pentes.
Les pentes des tangentes concernées sont donc :
y’ = 2 pour x = 0, y’ = -1 pour x = 1 et y’ = 2 pour x = 2.

cos 2 x
1.3.3 Déterminer les points de la courbe d’équation y = sin x + de tangente parallèle à Ox
2
Ces points sont ceux pour lesquels on a y’ = 0.
y’ = cos(x) – sin(2x) = cos(x)(1 – 2sin(x)), susceptible de s’annuler dans deux cas :
1
cos ( x ) = 0 sin ( x ) =
2
π 1 π 3
x = + 2k π y = ou x = + 2k π y =
2 2 6 4
3π 3 5π 3
x= + 2k π y = − x= + 2k π y =
2 2 6 4

Remarque 1 : pour vérifier vos calculs, vous pouvez utiliser votre tableur pour tracer la courbe.

(abscisses en radians)

Remarque 2 : il n’est pas nécessaire d’avoir factorisé y’ pour résoudre le problème posé. Considérant que
y’ = cos(x) – sin(2x) doit être nul, on peut résoudre directement l’équation cos(x) = sin(2x) :
On s’attachera à citer deux cosinus ou deux sinus. Ici, on remplacera cos(x) par sin(π/2 – x).
Puis : deux sinus sont égaux revient à dire que les deux angles sont égaux ou supplémentaires, à 2π près :

2x = π/2 – x + 2kπ ou 2x = π −(π/2 – x) + 2kπ


3x = π/2 + 2kπ x = π/2 + 2kπ
x = π/6 + 2kπ/3 une mesure principale : π/2
donc en mesures principales :
π/6, 5π/6 et 3π/2

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1.4 Variations et optimisation


1.4.1 Boîte cylindrique fermée
Nous devons fabriquer une boîte cylindrique fermée de volume V. Quelle relation entre son rayon R
et sa hauteur H doit-il exister pour que la surface S de matériaux en feuille utilisée soit minimale ?
Quelle est alors cette surface en fonction de V ?

Exprimons aire et volume d’un cylindre : S = 2πR² + 2πRH et V = πR²H.


V
V est une constante donnée par cahier des charges. Ainsi H ne dépend que de R : H = .
πR 2
On reporte cette expression dans S pour obtenir l’aire comme fonction d’une variable unique R :
S = 2πR² + 2V/R.
Nous pouvons alors étudier cette fonction pour R positif. Il suffit d’en écrire la dérivée :
dS V
= 4 πR − 2 2
dR R
V V  HR 2 H
Cette dérivée est positive ssi 4 πR > 2 2 ⇔ R 3 >  ⇔ R 3
> ⇔R > .
R 2π  2 2
Nous pouvons établir le tableau de variation suivant :

R 0 V +∞
3

S′ ( R ) ------- ---+---

H
L’étude précédente montre que pour R = la quantité de matériau utilisée est minimale :
2
la boîte de conserve doit être fabriquée aussi haute que large.
V 4V
On exprime les résultats en fonction de V : S = 3 3 2πV 2 , R = 3 et H = 3 .
2π π

1.4.2 GI FA 2010 – test 1 – Applications en physique


kx
Un courant électrique circulant dans un bobinage circulaire de rayon r exerce une force f ( x ) =
(x + r2 )
5
2 2

sur un petit aimant situé à une distance x du centre du bobinage. Déterminer, en fonction de r, la valeur
de x pour laquelle la force f (x) est maximale. (4 points)

= kx ( x2 + r 2 )
kx −5
Etudions les variations de f : f ( x ) = 2
est de la forme u.v.
(x + r )
5
2 2 2

Fonction dérivée de f :
f ′ ( x ) = k ( x2 + r 2 )
2
2
( )
+ kx − 5 .2 x ( x2 + r 2 ) 2 = k ( x2 + r 2 ) 2 ( x2 + r 2 − 5x2 ) = k ( x2 + r 2 ) 2 ( r 2 − 4 x2 )
−5 −7 −7 −7

Etude du signe de f ’ : f ( x ) est le produit de trois facteurs, les deux premiers étant strictement positifs.

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Le troisième, r 2 − 4 x 2 , est positif si, et seulement si 0 < x < r /2. (x est une distance, donc une quantité
positive). Variations de f : f est donc croissante sur [0 ; r /2] et décroissante sur [r /2 ; +∞[.
La force f (x) est donc maximale pour x = r /2. Sa valeur, non demandée :
kr 5
kr
f ( )
r = 2 = 2 kr  4  2 kr
= . 2  = .
45 kr 16 4
= . 5 =
16 k
)
( )
2 5 5
2 r .25 5 25r 4 5
r + r 2 2  5r  2 2  5r  2 r 5
2 2 5 5

2  
 4 

1.4.3 Étudier la fonction f : x ֏ x 5 − 5 x + 1 et en déduire que l’équation x 5 − 5 x + 1 = 0 admet


trois solutions réelles.
f ′ ( x ) = 5 x 4 − 5 = 5 ( x4 − 1 ) . f ′ ( x ) < 0 ⇔ x 4 < 1 ⇔ x ∈ ]−1; 1[ .
D’où le tableau de variation :
x -∞ -1 1 +∞
f ′( x ) ---+--- ------- ---+---

Or f est continue et lim f ( x ) = −∞ ; f ( −1) = 5 ; f ( 1) = −3 ; lim f ( x ) = +∞


x→−∞ x →+∞

D’après le théorème des valeurs intermédiaires et du fait de sa stricte monotonie sur les intervalles cités ci-
après, f prend la valeur 0 pour trois valeurs de x : une dans ]-∞ ; -1[, une dans
]-1 ; 1[ et une dans ]1 ; +∞[.

sin x
1.4.4 Étudier les variations de la fonction f : x ֏ sur l’intervalle ]0 ; π] , grâce à l’étude des
x
variations du numérateur de sa dérivée.
x cos x − sin x
f ′( x) = . Soit g ( x ) = x cos x − sin x. g ′ ( x ) = cos x − x sin x − cos x = − x sin x < 0 sur ]0 ; π].
x2
Ainsi, g est strictement décroissante sur cet intervalle. Et puisque g(0)=0, alors g est strictement négative
sur cet intervalle. La dérivée de f est donc strictement négative, et f est strictement décroissante.

1.4.5 Fonction d’offre, fonction de demande


Pour un produit donné, la fonction d’offre s’exprime par f (x) = 0,25x² + x + 40 et la fonction de demande
500
par g(x) = 100 – 8x + , où x est la quantité de produit exprimée en milliers d’unités et où f (x) et g(x)
2x + 5
sont les prix unitaires de vente et d’achat exprimés en euros. Ces modélisations sont valables entre 0 et
12000 unités de ce produit.

a. Justifier que, sur notre intervalle d’étude, la fonction f est croissante et la fonction g est décroissante.
f (x) est un polynôme du second degré de premier coefficient positif ; il atteint son minimum pour x = -
b/2a = -2. f est donc strictement croissante sur [0 ; 12].
1000
g’(x) = -8 - , somme de deux termes strictement négatifs. La fonction g est donc strictement
(2 x + 5)
2

décroissante sur [0 ; 12] (qui ne contient pas de valeur interdite pour g).

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b. Représenter graphiquement ces deux fonctions puis donner par lecture graphique la position
approximative du point d’équilibre de ce produit sur le marché.

Le point d’équilibre est environ (7,7 ; 63). Pour un prix de 63 €, l’offre et la demande s’accordent, sur
une quantité de 7700 unités.

1.4.6 Coût marginal et coût moyen


L’entreprise AAA examine ses coûts de production hebdomadaires.
Ceux-ci sont la somme de coûts fixes (5000 €) et de coûts variables exprimables en fonction de la quantité q
à produire, en unités. La formule définitive du coût total de production, C(q) en euros est donnée ci-après
et valable pour q ∈ [0 ; 160] : C ( q ) = 0, 02q − 3q + 200q + 5000 .
3 2

On donne ci-dessous le graphique 1 représentant la fonction C dans l’intervalle cité.

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1) Coût marginal
Lorsqu’on envisage de produire q unités de notre produit, le coût marginal est le coût de production
de l’unité supplémentaire. C’est donc la différence entre le coût de production de q+1 unités et celui
de q unités. Par définition, le coût marginal Cm(q) est donc : C m ( q ) = C ( q + 1) − C ( q ) .

Conséquences :
C (q + h) − C ( q )
En remarquant que C ( q + 1) − C ( q ) peut se noter pour h = 1, on constate que le
h
coût marginal est le taux de variation de la fonction C entre un point A d’abscisse q et un point B
d’abscisse q+1, autrement dit : C m ( q ) est la pente de la droite (AB).
De plus, 1 (= h) étant généralement petit devant q, cette pente est très proche de celle de la
tangente en A à la courbe de la fonction C, autrement dit : C ′ ( q ) .
C’est pour cette raison que dans la pratique, en économie, on décide parfois de calculer le coût
marginal autrement que par sa définition première (premier encadré, ci-dessus), par ce moyen :
Cm ( q ) ≈ C ′ ( q )

a. Calculer le coût marginal de 50 pièces produites, comparer à C ′ ( 50 ) .


Faire de même pour q = 150. Remarques ?
Cm(50) = C(51) – C(50) = 10050,02 – 10000 = 50,02
C’(50) = 0,06×50² - 6×50 + 200 = 50
Cm(150) = C(151) – C(150) = 35656,02 – 35000 = 656,02
C’(150) = 0,06×150² - 6×150 + 200 = 650
Dans les deux cas, les deux résultats sont très proches. En effet, le nombre dérivé vaut peut-être à peu
près le coût marginal dans tous les cas.

b. Déterminer graphiquement le point de production pour lequel le coût marginal est minimal.
Il s’agit donc approximativement du point en lequel la tangente a la plus faible pente, ce qui semble se
produire pour q = 50, avec un coût de production de 10000 €.

c. Créer un second graphique, « graphique 2 » dans lequel on tracera la courbe de la fonction C’, dérivée de
C, qui représentera désormais le coût marginal de production Cm. Faire le lien avec la réponse à la
question précédente.

Effectivement, C’ est minimal pour q = 50 (et comme C’ est un polynôme du second degré, la position de
son sommet se démontre aisément).

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2) Coût moyen
Lorsqu’on envisage de produire q unités de notre produit, le coût moyen est le coût de production
total rapporté au nombre d’unités produites.
C (q )
Par définition, le coût moyen CM(q) est donc : CM ( q ) = .
q
Conséquence :
Considérons l’origine O du repère et un point A(q, C(q)) sur la courbe de la fonction C.
Le coût moyen, tel que défini, est ainsi la pente du segment [OA].

a. Tracer la courbe de la fonction CM sur le graphique 2.


b. Justifier, par lecture graphique sur le graphique 1, que Cm(50) < CM(50) et que Cm(150) > CM(150).
En effet, en nommant A le point (50 ; C(50)), nous voyons que la pente de la tangente en A est inférieure
à la pente du segment [OA] ; de même, en nommant A le point (150 ; C(150)), nous voyons que la pente
de la tangente en A est supérieure à la pente du segment [OA].
c. Sur le graphique 1, déterminer le point A de la courbe de C en lequel CM est minimal. Confirmer l’abscisse
approximative du point A d’après ce que montre le graphique 2.
La pente du segment [OA], donc le coût moyen, semble minimale pour q = 90, ce que semble confirmer
le graphique 2.
d. Vérifier à l’aide des deux graphiques les affirmations suivantes :
* « le coût moyen baisse tant que le coût marginal est inférieur au coût moyen »
* « lorsque le coût moyen est minimal, il est égal au coût marginal »
On le vérifie facilement sur les deux graphiques.
Une explication concrète :
Si le coût d’une unité supplémentaire est inférieur au coût moyen des unités déjà produites, il est clair
que l’unité supplémentaire fera baisser le coût moyen de production.
Par contre, si le coût d’une unité supplémentaire est supérieur au coût moyen des unités déjà produites,
l’unité supplémentaire fera bien sûr augmenter le coût moyen de production.
On en arrive donc à la situation classique dans laquelle le coût moyen sera le plus faible lorsque le coût
marginal lui sera égal.

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2 Développements limités
2.1 Obtention
2.1.1
Déterminer le développement limité d'ordre 3 en 0 des fonctions définies au voisinage de 0 par :
1
a. f ( t ) = 1 + t b. f ( t ) = c. f ( t ) = e − t sin t
1−t
d. f ( t ) = e2t e. f ( t ) = t e 0 ,3t f. f ( x ) = 2 + 3 x − 4 x 2 + 2 x 3

1 1 3
3 5
f (t ) = 1 + t f ′ (t ) = ; f ′′ ( t ) = − (1 + t ) 2 ; f ′′′ ( t ) = (1 + t ) 2
− −
a. ;
2 1+t 4 8
2 3
1 t  1 t 3 1 1 1
DL 3 ( f )( 0 ) : f ( t ) = 1 + t. + .  −  + . + t 3 ε ( t ) = 1 + t − t 2 + t 3 + t 3 ε ( t )
2 2  4 6 8 2 8 16
1
b. f ( t ) = ; f ′ ( t ) = (1 − t ) ; f ′′ ( t ) = 2 ( 1 − t ) ; f ′′′ ( t ) = 6 (1 − t )
−2 −3 −4

1−t
t2 t3
DL 3 ( f )( 0 ) : f ( t ) = 1 + t.1 + .2 + .6 + t 3ε ( t ) = 1 + t + t 2 + t 3 + t 3ε ( t )
2 6
c. f ( t ) = e sin t ; f ′ ( t ) = e ( cos t − sin t ) ; f ′′ ( t ) = −2 cos t.e− t ; f ′′′ ( t ) = 2e− t ( sin t + cos t )
−t −t

t2 t3 t3
DL 3 ( f )( 0 ) : f ( t ) = 0 + t.1 + . ( −2 ) + .2 + t 3ε ( t ) = t − t 2 + + t 3ε ( t )
2 6 3
d. f ( t ) = e2 t ; f ′ ( t ) = 2e 2t
; f ′′ ( t ) = 4e 2t
; f ′′′ ( t ) = 8e2t
t2 t3 4
DL 3 ( f )( 0 ) : f ( t ) = 1 + t.2 + .4 + .8 + t 3ε ( t ) = 1 + 2t + 2t 2 + t 3 + t 3ε ( t )
2 6 3
e. f ( t ) = te 0 ,3 t ; f ( t ) = ( 1 + 0, 3t ) e
′ 0 ,3 t
; f ( t ) = ( 0, 6 + 0, 09t ) e0 ,3t ;
′′ f ′′′ ( t ) = ( 0, 27 + 0, 027t ) e0 ,3t
t2 t3
DL 3 ( f )( 0 ) : f ( t ) = 0 + t.1 + .0, 6 + .0, 27 + t 3ε ( t ) = t + 0, 3t 2 + 0, 045t 3 + t 3ε ( t )
2 6
f. f ( x ) = 2 + 3 x − 4 x + 2 x ; f ′ ( x ) = 3 − 8 x + 6 x 2 ; f ′′ ( x ) = −8 + 12 x ; f ′′′ ( x ) = 12
2 3

x2 x3
DL 3 ( f )( 0 ) : f ( x ) = 2 + x.3 +
. ( −8 ) + .12 + x 3ε ( x ) = 2 + 3 x − 4 x 2 + 2 x 3
2 6
ε est bien sûr nulle ici. Si on veut approcher par un polynôme de degré 3 une fonction qui en est également
un, la partie régulière du développement limité est bien entendu l’expression de la fonction elle-même
(chercher le DL à l’ordre 4 pour s’en convaincre !)

2.1.2 Développement limité en 0 à l’ordre 6 de la fonction sin2


Il s’agit ici du produit de la fonction sinus par elle-même. On sait que
x3 x5
DL 6 ( sin )( 0 ) : sin x = x − + + x6 ε ( x ) , donc DL 6 ( sin 2 ) ( 0 ) a pour partie régulière le polynôme
6 120
2
 x3 x5 
x− +  arrêté au degré 6 (coefficients des degrés supérieurs non fiables).
 6 120 
x3 x5 x3 x3 x 4 2 x6
Soit : DL 6 ( sin 2 ) ( 0 ) : sin x = x2 − 2 x. + 2 x. + . + x6 ε ( x ) = x 2 − + + x 6ε ( x )
6 120 6 6 3 45

« Pour aller plus loin » :


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2.1.3 Développement limité en 0 à l’ordre 5 de la fonction tan


Il s’agit ici d’écrire les DL des fonctions sin et cos, en 0 à l’ordre 5, puis d’effectuer une division des deux
polynômes, par puissances croissante, en s’arrêtant à l’ordre 5.
x3 x5 x2 x 4
DL 5 ( sin )( 0 ) : sin x = x − + + x 5ε ( x ) et DL 5 ( cos )( 0 ) : cos x = 1 − + + x 5ε ( x ) .
6 120 2 24

x3 x 5 x2 x 4
x− + 1− +
6 120 2 24
x3 x5 x3 2 x5
x− + x+ +
2 24 3 15
3
x x5 x3 2 x5
− Ainsi, DL 5 ( tan )( 0 ) : tan x = x + + + x 5ε ( x ) .
3 30 3 15
x 3 x 5 x7
− +
3 6 72
2 x 5 x7

15 72

2.1.4 Développement limité en 0 à l’ordre 3 de la fonction x → exp(sin(x))


Il s’agit ici d’écrire les DL des fonctions sin et exp, en 0 à l’ordre 3 (pour exp aussi en 0 car sin0 = 0), puis
d’effectuer une composition des deux polynômes (l’un dans l’autre), en s’arrêtant à l’ordre 3.
x3 x 2 x3
DL 3 ( sin )( 0 ) : sin x = x − + x 3ε ( x ) et DL 3 ( exp )( 0 ) : e x = 1 + x + + + x3ε ( x ) .
6 2 6
2 3
 x3   x3 
 x −   x − 
 x3   6   6 
Ainsi, DL 3 ( exp sin )( 0 ) : e = 1 +  x −  +
sin x
+ + x 3ε ( x ) , en retirant les termes de
 6  2 6
 x  x
3 2
x 3
x2
degré supérieur à 3. Soit : esin x = 1 +  x −  + + + x 3ε ( x ) = 1 + x + + x 3ε ( x ) .
 6 2 6 2

2.2 Valeurs approchées


2.2.1 FA GIN 2009 test 1
1
Calculer, à 10-5 près par un développement limité, la valeur approchée de .
2, 2
1
f ( x) = ; a = 2 ; x = 2, 2 ; x − a = h = 0, 2
x
f étant continûment dérivable sur ]0 ; + ∞[ (donc les nombres dérivés de f en a existent), le développement
( x − a)
n

limité de f à l’ordre n est : f ( x ) = f ( a ) + ( x − a ) f ′ ( a ) + ... + f ( n) ( a ) + ( x − a ) ε ( x )


n

n!
où le reste est, à partir d’un certain rang n, inférieur au terme qui le précède et inférieur à la précision
demandée dans l’application numérique proposée. Calculons quelques termes de ce développement et
arrêtons-nous lorsque ce qui est dit précédemment se produit :

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h n (n )
n
0, 2k ( k )
1 f (a) ∑ f (2)
f (a) = n! k =0 k !
2
1
f ′(a) = − h = 2.10−1 0, 5 0, 5
22
h2 22 −0, 05 0, 45
2 = .10−2
f ′′ ( a ) = 3 2 2
2
h 3
23 0, 005 0, 455
6 = .10−3
f ′′′ ( a ) = − 4 6 6
2 −0, 0005 0, 4545
4
24 h 24
f ( ) (a) = 5
4 = .10 −4 0, 00005 0, 45455
2 24 24
120 h5 25 −0, 000005
f ( ) (a) = − 6 = .10 −5 0, 454545
5

2 120 120
La valeur approchée demandée est donc 0,45455.

2.2.2 Calculer la valeur approchée de arctan (1, 001 ) avec huit décimales.
a = 1 ; x = 1, 001 ; x − a = 10−3
π
f ( a ) = arctan ( a ) = f (a ) ≈ 0,78539816
4
1 1 x−a x−a
f ′(a) = = = 0, 001 f ′(a) = 0,00050000
1+ a 2
2 1! 1!
−2a 1
( x − a) ( x − a)
2

f ′′ ( a ) =
2
=−
f ′′ ( a ) =
(1 + a )
−7
2 2 2 = 5.10 -0,00000025
2! 2!
−2 + 6 a2 1 ( x − a)
3
( x − a)
3
f ′′′ ( a ) = = ≈ 1, 67.10 −10
f ′′′ ( a ) ≈ 0,000000000
(1 + a )
2 3 2 3! 3!
arctan (1, 001 ) ≈ 0,78589791

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3 Fonction de plus d’une variable


3.1 Différentielle
Calculer la différentielle des fonctions de plusieurs variables suivantes :
3.1.1 f (α , β , γ ) = α 2 + β 2 + γ 2
∂f ∂f ∂f
df = dα + dβ + dγ = 2α .dα + 2β.dβ + 2γ .dγ
∂α ∂β ∂γ

3.1.2 f ( x, y, z ) = x2 + y 2 + z 2 + xy − yz − xz + x + 2 y + z
∂f ∂f ∂f
df = dx + dy + dz d f = ( 2 x + y − z + 1 ) dx + ( 2 y + x − z + 2 ) dy + ( 2 z − y − x + 1 ) dz
∂x ∂y ∂z

1
3.1.3 f ( a, b ) = a cos b + b sin a + ab +
ab
∂f ∂f  1   1 
df = da + db =  cos b + b cos a + b − 2  da −  a sin b − sin a − a + 2  db
∂a ∂b  a b  ab 

3.1.4 g ( x, y ) = x ( ln x + x + y 2 )
∂g ∂g
dg = ( ln x + 2 x + 1 + y 2 ) dx + 2 xy.dy
1 
= ( ln x + x + y 2 ) + x  + 1  = ln x + 2 x + 1 + y 2 ; = 2 xy
∂x  x  ∂y

3.2 Extrema
3.2.1
Soit f définie sur R² par f (x, y) = 5x² - 6xy + 2x + 2y² - 2y + 1
1. Calculer ses dérivées partielles premières
2. Déterminer le point critique de f (point où s’annulent ces deux dérivées) puis prouver que f atteint un
minimum en ce point.

∂f ∂f  10 x − 6 y + 2 = 0 x = 1
1. = 10 x − 6 y + 2 ; = −6 x + 4 y − 2 2.  ⇔
∂x ∂y  −6 x + 4 y − 2 = 0 y = 2
Donc f admet un unique point critique : (1, 2).
Pour prouver que f admet un minimum en ce point, utilisons les notations de Monge.
∂2 f ∂2 f ∂2 f
r = 2 = 10 ; s = = −6 ; t = 2 = 4 .
∂x ∂x∂y ∂y
rt –s² = 4 > 0, et comme r > 0, f admet un minimum local au point (1, 2).
3.2.2
Soit f définie sur R² par f (x, y) = (x – 1)(y – 2)(x + y – 6)
1. Montrer que (4, 2) et (2, 3) sont des points critiques de f .
2. Présente-t-elle des extrema locaux en ces points ?

∂f ∂f
1. = ( y − 2 )( x + y − 6 ) + ( x − 1 )( y − 2 ) ; = ( x − 1 )( x + y − 6 ) + ( x − 1)( y − 2 )
∂x ∂y
On vérifie qu’au point (4, 2) ces dérivées s’annulent, ainsi qu’au point (2, 3).
2. Pour prouver que f admet un minimum en ce point, utilisons les notations de Monge.
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∂2 f ∂2 f ∂2 f
r= = 2 ( y − 2 ) ; s = = 2 x + 2 y − 9 ; t = = 2 ( x − 1) .
∂x2 ∂x∂y ∂y 2
Au point (4, 2), r = 0 ; t = 6 ; s = 3. rt –s² = -9 < 0, donc il n’y a pas d’extremum local.
Au point (2, 3), r = 2 ; t = 2 ; s = 1. rt –s² = 3 > 0, et comme r > 0, f admet un minimum local.

3.2.3
Soit f définie par f (x, y) = x ((ln x)² + y²).
Déterminer le domaine de définition de f puis ses extrema locaux.

Df = ]0 ; +∞[ × ℝ .
∂f ∂f
= ( ln x ) + y 2 + 2 ln x ;
2
= 2 xy
∂x ∂y
La seconde dérivée partielle s’annule uniquement si y = 0 (x = 0 ne correspond pas au domaine de
définition). En imposant y = 0, la première dérivée partielle devient ln x ( ln x + 2 ) , qui à son tour
s’annule si x = 1 ou si x = e-2.
f admet deux points critiques : (1, 0) et (e-2, 0).
∂2 f 2 2 ∂2 f ∂2 f
r = 2 = ln x + ; s= = 2 y ; t = 2 = 2x
∂x x x ∂x∂y ∂y
Au point (1, 0), r = 2 ; t = 2 ; s = 0. rt –s² = 4 > 0, et comme r > 0, f admet un minimum local..
Au point (e-2, 0), r = -2e2 ; t = 2e-2 ; s = 0. rt –s² = -4 < 0, donc f n’admet pas d’extremum local.

3.2.4
(
− x2 + y2 )
Soit f définie sur R² par f (x, y) = xy.e .
1. Calculer ses dérivées partielles premières
2. Déterminer les points critiques de f (points où s’annulent ces deux dérivées) puis donner, si possible,
la nature de ces points (minimum, maximum, col, indéterminé).

∂f − ( x2 + y 2 ) ∂f − ( x2 + y 2 )
1. = y (1 − 2 x2 ) e ; = x (1 − 2 y 2 ) e
∂x ∂y
2.
 y (1 − 2 x ) = 0
 2
 y = 0 ou 2 x2 = 1 y = 0  y = 0 2 x2 = 1  2 x 2 = 1
 ⇔ ⇔  ou  ou  ou  2
 x (1 − 2 y ) = 0  x = 0 ou 2 y = 1  x = 0 2 y = 1  x = 0 2 y = 1
2 2 2

impossible impossible

y = 0 1  1 1   1 −1   −1 1   −1 −1 
⇔ ou x2 = y 2 = , soit cinq points critiques : O ( 0, 0 ) , A  ,  ,B  ,  ,C  ,  ,D  , .
x = 0 2  2 2  2 2  2 2  2 2

∂2 f − ( x2 + y2 ) ∂2 f − ( x2 + y2 ) ∂2 f − ( x2 + y2 )
r=
∂x 2
= 2 xy ( 2 x 2
− 3 ) e ; s=
∂x∂y
= ( 1 − 2 y 2 )( 1 − 2 x2 ) e ; t=
∂y 2
= 2 xy ( 2 y 2
− 3 ) e

Au point O, r = 0 ; t = 0 ; s = 1. rt –s² = -1 < 0, donc f n’admet pas d’extremum local.


Au point A, r = -2e-1 ; t = -2e-1 ; s = 0. rt –s² = 4e-2 > 0, et comme r < 0, f admet un maximum local.
Au point B, r = 2e-1 ; t = 2e-1 ; s = 0. rt –s² = 4e-2 > 0, et comme r > 0, f admet un minimum local.
Au point C, r = 2e-1 ; t = 2e-1 ; s = 0. rt –s² = 4e-2 > 0, et comme r > 0, f admet un minimum local.
Au point D, r = -2e-1 ; t = -2e-1 ; s = 0. rt –s² = 4e-2 > 0, et comme r < 0, f admet un maximum local.

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3.2.5
On considère la fonction f , continûment dérivable sur ]0 ; 1[ × ]0 ; 1[, définie par :
1 1 1
f (x, y) = + + .
1− x 1− y x + y
1. Calculer, sur ]0 ; 1[ × ]0 ; 1[, ses dérivées partielles premières.
2. Montrer qu’il existe sur ]0 ; 1[ × ]0 ; 1[ un unique point E en lequel f est susceptible de posséder un
extremum local et déterminer ce point E.
3. Montrer que f admet un minimum local en E.

∂f 1 1 ∂f 1 1
1. = − ; = −
∂x (1 − x ) ( x + y )2
2
∂y (1 − y ) ( x + y )2
2

2.
(1 − x )2 = ( x + y )2 1 − x = x + y ou x − 1 = x + y  y = −2 x + 1 ou y = −1  y = −2 x + 1
 1
 ⇔ ⇔ interdit
⇔ ⇔x=y=
(1 − y ) = ( x + y ) 1 − y = x + y ou y − 1 = x + y  x = −2 y + 1 ou xinterdit
= −1  x = −2 y + 1
2 2
3

3.
∂2 f 2 2 ∂2 f 2 ∂2 f 2 2
r= = + ; s= = ; t= = +
∂x 2 ( 1 − x )3 ( x + y )3 ∂x∂y ( x + y )3 ∂y 2 (1 − y )3 ( x + y )3
1 1 27 27 27 1 1 
Au point  ,  , r = ;t= ;s= . rt –s² = 272  −  > 0, et comme r > 0, f admet un
 3 3 2 2 4  4 16 
minimum local.
3.2.6
On donne l’expression d’une fonction de deux variables : f ( x, y ) = 4 + x 3 + y 3 − 3 xy
dont on affiche ci-contre quelques lignes de niveau.

1) A l’aide de cette représentation graphique, conjecturer les


coordonnées des points critiques (points où les deux dérivées
partielles premières s’annulent, puis dire si ces points
représentent des maxima, des minima ou des cols.
On repère un minimum de f au point (1, 1)
et un col au point (0, 0)

2) Vérifier ces conjectures par le calcul.


∂f ∂f
Dérivées premières : = 3 x2 − 3 y ; = 3 y2 − 3x ;
∂x ∂y
Annulation : ces dérivées sont nulles toutes les deux ssi
 x2 − y = 0  y ≥ 0, x ≥ 0
 2 ⇔ 2 ⇔ ( x, y ) = ( 0, 0 ) ou ( 1, 1)
y − x = 0  y = x, x = x
4

∂2 f ∂2 f ∂2 f
Dérivées secondes : r = 2 = 6 x ; s = = −3 ; t = 2 = 6 y
∂x ∂x∂y ∂y
Nature des points critiques :
En (0, 0) : rt – s² = -9, négatif, donc on a un point « col » ou « selle » ;
en (1, 1) : rt – s² = 27, positif, donc on a un sommet, et comme r et t sont positifs, on a un minimum.

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4 Exercices de tests
4.1 QCM
1) Soit la fonction f telle que f (2) = 5 et f (4) = 10. Le taux de variation de f entre 2 et 4 est :
0,4 2 2,5 5
2) La fonction arcsinus renvoie (donne) des résultats dans l’intervalle :

 π π
− 2 ; 2  [ 0 ; π] [ 0 ; 2π] [ −1 ; 1]
 
3) La dérivée de tan x est :
1 1
1 + tan x 1 + tan² x
tan x tan 2 x
4) La dérivée de x.lnx - x (le « . » est un produit) est :
1
0 lnx lnx - 1 -1
x
5) La dérivée de cos(x²) est :
-sin(x²) cos(2x) -2xsin(x²) -2xsin(2x)
6) Le développement limité d’une fonction f en a sert à…
calculer f (a) calculer la limite de f (x) lorsque x tend vers a
donner une estimation de f (x) sur la base de f (a), f ’(a), f ’’(a), etc.
7) Dans un développement limité, le reste (dernier terme) est en général :
constant inconnu négligeable positif
8) La dérivée partielle de sin(xy) par rapport à x est :
xcos(y) ycos(x) xcos(xy) ycos(xy)
9) La dérivée partielle de x.lny - x par rapport à y est :
x x
lny −1 lny - 1
y y

∂f ln y ∂f 1
10) f est une fonction de deux variables x et y. Si = − 2 et = , alors f (x, y) = …
∂x x ∂y xy

ln y ln y ln x ln x
xy x xy y

11) Si f ( x, y, z ) =
y2 ( x+z ) , alors ∂f =:
x ∂z

y2 y2 y2 ( x +1 ) 2 yz
x x x x

y ylnx
∂( xy )
12) Sachant que pour x > 0, x = e , l’expression de est :
∂y
lnx.ey y.ey y.xy lnx.xy

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4.2 GI FA 2016 test 2 – Optimisation : le silo


Un silo est constitué d'un cylindre de rayon r et de hauteur h, surmonté
d'une demi-sphère de même rayon r. La quantité de matière nécessaire
à la fabrication des parois (plancher inférieur + paroi latérale du
cylindre + demi-sphère) est fixée, c’est-à-dire que la surface totale
correspondante est imposée, et notée S0.

1) En exprimant l'aire totale et le volume du silo, déterminer les


dimensions r et h à choisir pour que le volume soit maximal.
Indication : on exprimera le volume du silo en fonction du rayon r
seul, et on montrera que la dérivée de ce volume par rapport à r
s'exprime comme ( S0 − 5πr 2 ) .
1
2
4
Rappel : l'aire d'une sphère est 4πr² et son volume intérieur est πr3.
3
1 S 3
Aire totale : S 0 = πr + 4 πr + 2 πrh = 3πr + 2πrh
2 2 2
soit h = 0 − r .
2 2πr 2
 2    S 3  2   S 5 
Volume : V = π  r 2 h + r 3  = π  r 2  0 − r  + r 3  = π  0 r − r 3  , dont la dérivée par rapport à r est
 3    2 πr 2  3   2 π 6 
   5  1
V ′ = π  0 − 3r 2  = π  0 − r 2  = ( S 0 − 5πr 2 )
S 5 S
 2 π 6   2 π 2  2
S0 S0
V ' est strictement positive ssi r < . Ainsi, le volume est maximal si r = = r0 . Alors,
5π 5π
S 3  S 3 S 0  S 0 × 5π 3  S0  5 3  S0
h0 = 0 − r0 = r0  0 2 −  =  − =  2 − 2  = 5π
2πr0 2  2 π r0 2  5 π  2 π S 0 2  5 π  
2) Application numérique
On choisit pour S0 la valeur 5π. Déterminer alors les valeurs r0 et h0 qui optimisent le volume, ainsi que
la valeur de ce volume maximal.
S 5π 5π 5π 5π
Application numérique : S0 = 5π , d’où r0 = 1 , h0 = 1 et Vmax = 0 r0 − r03 = − =
2 6 2 6 3

4.3 GI FC 18/26 2015 – Optimisation – la jambe de force


On souhaite réaliser une jambe de force composée
de deux barres [OS] et [AT] reliées au point T. Sur la
figure, O, A et H sont des points fixes. Les points T et
S doivent respecter les contraintes suivantes :
* S doit être choisi sur un axe parallèle à (OA) et
contenant H, avec OH = 1 m ;
* O, T et S sont bien sûr alignés ;
* [AT] est perpendiculaire à (OA).

L’objectif est de déterminer la position des points


glissants S et T qui rend la longueur totale AT + OS
minimale.
Vous pouvez traiter l’exercice au choix : en utilisant
des coordonnées cartésiennes, ou alors avec des
outils trigonométriques… ne faites pas les deux !

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Choix d’une étude en coordonnées cartésiennes :


On nommera x l’abscisse du point S dans ce repère d’origine O (x est forcément supérieur ou égal à 1,
sinon [AT] ne serait plus reliée à [OS]…).
1
1) Montrer que la longueur totale AT + OS est égale à + 1 + x 2 . (on pourra s’aider du point K)
x
Avec le point K(x, 0) à la verticale de S et le théorème de Thalès (triangles OAT et OKS) : AT/1 = 1/x.
De plus, le théorème de Pythagore dans le triangle OKS donne OS = 1 + x2 .
2) Montrer que la dérivée de cette fonction est positive tant que x 6 > 1 + x2 .
1 1 x x 3 − 1 + x2
Dérivée de + 1 + x2 : − 2 + = qui est positive si x 3 > 1 + x2 , soit x 6 > 1 + x2 .
x x 1+ x 2
x 1+ x
2 2

3) Calculer x6 et 1 + x2 pour x = 1,14 puis pour x = 1,16. En déduire la valeur, approchée à 10-2 près, de x
qui rend la longueur totale de la jambe de force minimale (justifier « minimale »), ainsi qu’une valeur
approchée (au cm près) de cette longueur totale.
pour x = 1,14 : x6 ≈ 2,195 et 1 + x2 ≈ 2, 2996 , soit une dérivée négative ;
pour x = 1,16 : x6 ≈ 2,436 et 1 + x2 ≈ 2, 346 , soit une dérivée positive.
On admettra que la fonction « longueur totale » est décroissante sur [1 ; 1,15] et croissante si x > 1,15.
Cette longueur est donc minimale pour x valant environ 1,15 m.
1
On a dans ce cas : AT + OS = + 1 + x2 ≈ 0, 8696 + 1, 5240 ≈ 2, 39 m.
x

Choix d’une étude trigonométrique :


π
On nommera θ l’angle fait entre (OA) et (OS) (θ est forcément inférieur ou égal à , sinon [AT] ne serait
4
plus reliée à [OS]…).
1
1) Montrer que la longueur totale AT + OS vaut : tan θ + . (on pourra s’aider des points M, L et K)
sin θ
Avec le point L(cos θ, 0) à la verticale de M et le théorème de Thalès (triangles OLM et OAT) :
AT/1 = sinθ / cosθ = tanθ.
Avec le point K(1, 0) à la verticale de S et le théorème de Thalès (triangles OLM et OKS) :
OS/SK = OM/ML, soit OS/1 = 1/sinθ.
2) Montrer que la dérivée de cette fonction est positive tant que cos2 θ + cos3 θ < 1 .
1 1 cosθ sin 2 θ − cos3 θ 1 − cos2 θ − cos3 θ
Dérivée de tan θ + : − = = qui est positive si
sin θ cos2 θ sin 2 θ cos2 θ .sin 2 θ cos2 θ .sin 2 θ
1 − cos2 θ − cos3 θ > 0 , soit cos2 θ + cos3 θ < 1 .
3) Calculer cos2 θ + cos3 θ pour θ = 0,716 rad puis pour θ = 0,714 rad. En déduire la valeur, approchée à 10-3
près, de θ qui rend la longueur totale de la jambe de force minimale (justifier « minimale »), ainsi qu’une
valeur approchée (au cm près) de cette longueur totale.
pour θ = 0,716 : cos2 θ + cos3 θ ≈ 0, 9986 , soit une dérivée positive ;
pour θ = 0,714 : cos2 θ + cos3 θ ≈ 1, 0028 , soit une dérivée négative.
On admettra que la fonction « longueur totale » est décroissante sur [0 ; 0,715] et croissante si θ >
0,715.
π
Cette longueur est donc minimale pour θ valant environ 0,715 rad (qui est inférieur à ).
4
1
On a dans ce cas : AT + OS = tan θ + ≈ 0, 86826 + 1, 52528 ≈ 2, 39 m.
sin θ
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4.4 GI FC 18/26 2014 – Optimisation - Casserole


La production en série de casseroles bon marché est prévue. Celles-ci sont censées contenir un volume V
donné ; elles doivent être de forme cylindrique et le métal servant à leur fabrication doit être utilisé avec un
maximum d’économie : l’aire totale (base inférieure du cylindre, plus l’aire latérale) doit être minimale. Notre
objectif est donc de déterminer quels sont le rayon R et la hauteur H à choisir pour minimiser cette aire.
2V
1) Montrer que l’aire peut s’écrire en fonction de la variable R seule comme suit : A ( R ) = πR 2 +
R
2) a. Étudier les variations de cette fonction ; en déduire le rayon optimal à choisir.
b. Donner dans ces conditions optimales le rapport entre R et H.

V
1) aire base + aire latérale = πR 2 + 2πRH . Or, V = πR 2 H , c’est-à-dire H = .
πR 2
2V
Après remplacement : A ( R ) = πR +
2
.
R
2V 2πR 3 − 2V V
2) a. A′ ( R ) = 2πR − = , positive si πR 3 > V ⇔ R > 3 .
R 2
R 2
π
V
La fonction A est donc décroissante lorsque R augmente de 0 à 3 puis est croissante lorsque R
π
V
continue d’augmenter. L’aire A est minimale lorsque R = 3 .
π
V πR 3
b. H = = = R . La hauteur de la casserole doit être égale à son rayon, et donc à la moitié de
πR 2 πR 2
son diamètre.

4.5 GI FC 34 2014 – Optimisation - Gouttière


Une gouttière est fabriquée avec trois plaques métalliques P1, P2
et P3 (voir figures ci-contre) de mêmes dimensions : AB = BC = CD
= 10 cm. Sa section est un trapèze isocèle, ce qui se traduit sur la
seconde figure par : * (AD) et (BC) sont parallèles, * AH = KD, *
HK = BC et enfin * BCKH est un rectangle.
Le seul paramètre réglable, pour finaliser sa fabrication, est
l’angle θ que doit faire [AB] avec la verticale [BH] (angle qui sera
donc pris aussi par [CD] avec [CK]).
L’objectif de cet exercice est de trouver la valeur de l’angle θ qui rendra l’aire du trapèze ABCD maximale,
permettant ainsi à la gouttière de convoyer le débit d’eau le plus important possible.

Pour faire cet exercice, vous avez le choix entre (ne traitez pas les deux !) :
* traiter la partie 1, qui met le problème en équation avec la variable θ,
OU * traiter la partie 2, qui met le problème en équation avec la variable
x = AH = KD.

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Partie 1
π
On considère la variable θ, que l’on prendra logiquement entre 0 et .
2
1) a. Déterminer les distances BH et AH en fonction de θ, puis l’aire A(θ) du trapèze.
AD + BC
BH = AB.cosθ = 10cosθ ; AH = 10sinθ A ( θ) = × BH = 100 (1 + sin θ ) cosθ .
2
b. Dériver A(θ) par rapport à θ.
A ’(θ) = 100 ( cos θ ) cos θ − 100 (1 + sin θ ) sin θ = 100 ( cos 2
θ − sin 2 θ − sin θ ) = 100 ( 1 − 2 sin 2 θ − sin θ )
2) a. Montrer qu’une dérivée positive équivaut à la positivité du polynôme -2S² - S + 1 où S = sinθ.
En effet, cette dérivée est positive ssi −2 sin 2 θ − sin θ + 1 > 0 .
b. Étudier le signe du polynôme -2S² - S + 1 en fonction de S.
∆ = 9, racines : 0,5 et -1. Ce polynôme est positif ssi S ∈ [-1 ; 0,5].
c. Conclure sur les variations de A (θ) en fonction de θ et donc sur l’objectif de l’exercice.
π
Traduisons pour θ le résultat précédent, sachant que θ ∈ [0 ; ], et donc S ∈ [0 ; 1] :
2
π π
A ’(θ) est positive ssi S ∈ [0 ; 0,5], soit θ ∈ [0 ; ], et A(θ) est donc maximale pour θ = .
6 6

Partie 2
On considère la variable x = AH = KD, que l’on prendra logiquement entre 0 et 10 (cm).
1) a. Déterminer la hauteur BH en fonction de x, puis l’expression A(x) de l’aire du trapèze.
AD + BC
BH = 100 − x2 . A(x) = × BH = (10 + x ) 100 − x 2
2

b. Dériver A(x) par rapport à x.


−2 x 100 − x 2 − 10 x − x2 − x 2 − 5 x + 50
A ’(x) = 1. 100 − x2 + (10 + x ) = = 2×
2 100 − x 2 100 − x 2 100 − x2

2) a. Montrer qu’une dérivée positive équivaut à la positivité du polynôme -x² - 5x + 50.


En effet, cette dérivée est positive ssi -x² - 5x + 50 > 0.

b. Étudier le signe du polynôme -x² - 5x + 50 en fonction de x.


∆ = 225, racines : 5 et -10. Ce polynôme est positif ssi x ∈ [-10 ; 5].

c. Conclure sur les variations de A(x) en fonction de x et donc sur l’objectif de l’exercice.
Comme pour notre fonction x ∈ [0 ; 10], on en conclut que A ’(x) > 0 ssi x ∈ [0 ; 5], soit :
A(x) est maximale pour x = 5.

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4.6 GI FA 2015 test 1 – Optimisation - Gravity


Un récipient est cylindrique, de hauteur H (mètres), d’aire de base S (m2) et de masse M (kg) à vide.
Il peut contenir une certaine quantité de liquide, de masse volumique ρ (kg.m-3), repérée par la cote h de sa
surface (h ∈ [0 ; H], en mètres). La masse de liquide présente sera notée m (kg).
L’objet de cet exercice est de s’intéresser à la cote yG du centre de gravité de l’ensemble [récipient +
liquide], en fonction de la cote h de la surface du liquide. Plus précisément, les figures ci-dessous suggèrent
que yG n’est pas constant (suivant la quantité de liquide dans le récipient) et qu’il doit exister au moins une
valeur de h pour laquelle yG est le plus faible possible.

yG1 : cote du centre de gravité du récipient seul ; yG2 : cote du centre de gravité du liquide seul.
M yG 1 + m yG 2
On admettra que physiquement : (F) yG =
M+m
1) Déterminons pour quelle valeur de h le centre de gravité G est le plus bas possible.
1 CH + h2 M
a. Montrer que la formule (F) devient : yG = en notant C la constante .
2 C +h ρS
H h M
M. + ρ Sh. H + h2
2 2= 1 ρ S 1 CH + h2
yG = =
M + ρ Sh 2 M 2 C +h
+h
ρS
b. Étudier les variations de yG, fonction de la variable h, sur l’intervalle [0 ; H].
1 (2h )( C + h ) − ( CH + h ) .1 1 h2 + 2Ch − CH
2

yG′ = =
(C + h) 2 ( C + h )2
2
2
Le dénominateur est positif puisque c’est un carré. Reste à étudier le signe du numérateur
h2 + 2Ch − CH , polynôme du second degré en h.
∆ = 4C2+4CH, strictement positif. Ce polynôme admet donc deux racines réelles (et est négatif si h se
trouve entre elles deux – cf 1er coefficient) :
−2C ± 4C 2 + 4CH  H
= −C ± C 2 + CH = C  −1 ± 1 +  .
2  C 

 H
Seule la racine C  −1 + 1 +  , qu’on notera h0, est positive, d’où le tableau de variation suivant :
 C 

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c. Calculer la valeur minimale de yG, que remarque-t-on ? Donner une interprétation physique de cette
particularité.
2
 H  H H
CH + C  −1 + 1 + 
2
H + C 1 − 2 1 + + 1 + 
1 CH + h0 2
1  C 1  C C
yG min = = =
2 C + h0 2  H 2  H
C + C  −1 + 1 +  1 +  −1 + 1 + 
 C  C
H H H H
2H + 2C − 2C 1 + H +C −C 1+ 1+ − 1+
=
1 C = C =C C C = C  1 + H − 1 yG min = h0
 
2 H H H  C 
1+ 1+ 1+
C C C

Lorsque le centre de gravité est le plus bas possible, il est au niveau de la surface du liquide.
On peut décrire ce qui se produit en deux phases.
1. Avant le minimum : à vide, yG vaut H/2. Puis faisons couler du liquide dans le récipient :
G baisse, jusqu’au moment où il atteint le niveau de la surface du liquide.
2. À partir de là, lorsqu’on rajoute du liquide, G se trouve sous sa surface, et la partie du liquide se
rajoutant au-dessus de G décale celui-ci vers le haut.

d. Résoudre l’équation yG = h puis en déduire le lien avec vos conclusions précédentes.


1 CH + h2
yG = h ⇔ = h ⇔ CH + h2 = 2h (C + h ) ⇔ h2 + 2Ch − CH = 0
2 C +h
Il s’agit du même polynôme que celui présent au numérateur de y’G et dont l’unique racine positive est
 H
le fameux nombre h0 = C  −1 + 1 +  ( = yG min ) .
 C 

On voit ici que la seule valeur de h pour laquelle yG = h est la solution à notre problème.

2) Calculer yGmin avec l’application numérique : H = 0,2 m ; S = 0,008 m2 ; M = 0,1 kg ; ρ = 1000 kg.m-3.
1 CH + h2 0, 0025 + h2  H
yG =
2 C +h
=
0, 025 + 2h
( )
h0 = yG min = C  −1 + 1 +  = 0, 0125 −1 + 17 ≈ 0, 03904 m
C 

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4.7 GI FA 2014 test 1 – Optimisation – Cône/sphère


Un cône de base circulaire, de dimensions variables, est inscrit dans
une sphère de centre O et de rayon R. Son sommet est le point A,
fixe, sur la sphère ; son angle au sommet θ = B’AB est une variable,
que l’on peut choisir entre 0 et π radians
(lorsque θ augmente, les points B et B’ remontent sur la sphère, en
se rapprochant de A).
L’objectif de l’exercice est de déterminer quelle est la valeur à
donner à θ pour que ce cône ait le volume le plus grand possible.

1) a. Déterminer une expression du volume du cône en fonction de


θ , soit V (θ ) .
On se souviendra du théorème de l’angle au centre, qui permet de dire que
les angles B’AB et HOB sont égaux.
1 1
V = πr 2 h = π.HB2 .HA
3 3
Le théorème de Pythagore dans le triangle OHB conduit à HB² = R² - OH². D’autre part, HA = R + OH.
Il reste donc à exprimer OH en fonction de θ : comme l’angle HOB vaut θ, on a OH = R.cosθ.
Donc : V (θ ) = π. ( R 2 − R2 cos2 θ ) . ( R + R cos θ ) = πR 3 (1 − cos2 θ ) (1 + cos θ ) = πR3 sin 2 θ (1 + cosθ )
1 1 1
3 3 3
1
(
b. Montrer alors que la dérivée de ce volume par rapport à θ est : V ′ (θ ) = πR 3 sin θ 3 cos2 θ + 2 cos θ − 1
3
)
V ′ (θ ) = πR ( ( 2 cos θ sin θ )(1 + cos θ ) − sin θ sin θ ) = πR sin θ (2 cos θ (1 + cos θ ) − sin 2 θ )
1 3 2 1 3
3 3
1 3
3
( )
= πR sin θ 2 cos θ + 2 cos 2 θ − (1 − cos2 θ ) = πR 3 sin θ ( 3 cos2 θ + 2 cos θ − 1)
1
3

2) a. Étudier le signe du polynôme 3X² + 2X – 1 lorsque le réel X parcourt l’intervalle [-1 ; 1].
Discriminant : 16 ; deux racines réelles : -1 et 1/3, polynôme négatif ssi X est entre les racines.
b. En déduire le signe de V ′ (θ ) pour θ compris entre 0 et π.
Pour θ parcourant les valeurs de 0 à π., cosθ parcourt les valeurs de 1 à -1.
D’après la réponse précédente, 3 cos θ + 2 cos θ − 1 est négatif ssi cosθ est compris entre -1 et 1/3, soit θ
2

compris entre π et arccos1/3.


sinθ est également un facteur de V ′ (θ ) , positif pour θ compris entre 0 et π.
Finalement, V ′ (θ ) est positif de 0 à arccos1/3 et négatif de arccos1/3 à π.

c. Conclure : quelle est la valeur à donner à θ (valeur exacte et valeur approchée exprimée en degrés au
dixième près) pour que le cône inscrit ait le plus grand volume possible ? Combien vaut ce volume ?
Quel pourcentage représente-t-il par rapport à celui de la sphère ?
Il faut donc que cet angle soit égal à arccos1/3 (on remarque que dans ce cas OH vaut le tiers du rayon et AH
vaut les deux tiers du diamètre).

cosθ = 1/3 ; cos²θ = 1/9 ; sin²θ = 8/9, ainsi :


32 3
πR
  1  1 8 4 32 Vmax 32 3 8
Vmax = V  arccos    = πR 3 × = πR 3 ; = 81 = × = ≈ 29.63 %
 3
  3 9 3 81 Vsphère 4 3 81 4 27
πR
3

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4.8 GI FC 34 2016 – Optimisation commerciale


Une société veut lancer un nouveau produit sur le marché et s’interroge sur le prix de vente unitaire à fixer,
x, et sur la dépense à accorder à la publicité, y, afin de maximiser ses futurs profits. Elle sait qu’une
augmentation de x aura une influence négative sur la quantité vendue et qu’une augmentation de y aura,
elle, une influence positive. On modélisera cela par : quantité vendue = 800 + 12 y − 52x .
Le coût unitaire de production étant, de manière simplifiée, estimé à 8 €, le bénéfice réalisé vaut donc :
(
f ( x, y ) = ( x − 8) 800 + 12 y − 52x − y . )
1) Donner les dérivées partielles de f au premier ordre.
∂f
∂x
( )
( x, y ) = 800 + 12 y − 52x − 52 ( x − 8) = 1216 + 12 y − 104 x
∂f 6 ( x − 8)
( x, y ) = −1
∂y y

2) Rechercher le point A = (xA, yA) où ces dérivées s’annulent toutes les deux.
1216 + 12 y − 104 x = 0
 1216 + 72 ( x − 8 ) − 104 x = 0  x = 20 Point stationnaire unique
 6 ( x − 8) ⇔ ⇔
 −1 = 0  y = 6 ( x − 8)  y = 5184
 y

3) Donner les expressions des dérivées partielles secondes de f puis leur valeur au point A.
∂2 f ∂2 f
r= ( x, y ) = −104 ; ( xA , yA ) = −104
∂x2 ∂x2
∂2 f 6 ∂2 f 1
s= ( x, y ) = ; ( xA , yA ) =
∂x∂y y ∂x∂y 12
∂2 f −3 ( x − 8 ) ∂2 f
t= ( x, y ) = ; 2 ( A
x , yA ) ≈ −9,645 × 10−5
∂y2 y
3
∂y

4) a. En déduire la nature du point A (sommet « haut », sommet « bas », ou col)


rt − s2 ≈ 3,086 × 10−3 , positif, et comme r et t sont négatifs, le point A est un sommet haut : la fonction f
est maximale au point A.

b. Conclure sur cette situation optimale : prix de vente unitaire à fixer, dépense à accorder en publicité,
quantité vendue, bénéfice réalisé.
Pour avoir un bénéfice maximal, il faut fixer le prix de vente du produit à 20 € et investir 5184 € en
publicité. Dans ces conditions, on vendra 624 unités, pour un bénéfice de 2304 €.

4.9 DL en 0 à l’ordre 3 de f ( t ) = ln  1 + 
t
 2

1
f ′ (t ) = = (2 + t ) f ′′ ( t ) = − (2 + t ) f ′′′ ( t ) = 2 ( 2 + t )
−1 −2 −3
; ;
2+t
1 t2  1  t 3 1 1 1 1
DL 3 ( f )( 0 ) : f ( t ) = 0 + t. + .  −  + . + t 3ε ( t ) = t − t 2 + t 3 + t 3ε ( t )
2 2  4 6 4 2 8 24

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4.10 GI FA 2014 test 1 – Développements limités


1
Soit la fonction f définie sur ℝ par : f ( x ) = .
1 + ex
1) a. À partir de la formule de McLaurin, déterminer le développement limité de ex en 0 à l’ordre 3.
Cette exponentielle est égale à ses dérivées successives. La formule de McLaurin donne :
x2 x3 x 2 x3
e x = e0 + xe0 + e0 + e0 + x 3ε ( x ) = 1 + x + + + x 3ε ( x ) .
2 6 2 6
b. En posant une division polynomiale, en déduire le développement limité de la fonction f en 0 à l’ordre 3.
Soit, donc, à diviser : 1 par 1 + ex :
x2 x 3
1 2+ x+ +
2 6
x x2 x 3 1 x x3
1+ + + − +
2 4 12 2 4 48
x x2 x 3 1 x x3
− − − Ainsi : f ( x ) = − + + x 3ε ( x )
2 4 12 2 4 48
x x2 x 3 x 4
− − − −
2 4 8 24
x3 x 4
+
24 24
1
c. Retrouver ce dernier en appliquant directement la formule de McLaurin à f ( x ) = .
1 + ex
f ( x ) = (1 + e x ) , f ( 0 ) = ; f ′ ( x ) = −e x (1 + e x ) , f ′ ( 0 ) = −
−1 1 −2 1
;
2 4
f ′′ ( x ) = −e x (1 + e x ) + 2e2 x (1 + e x ) , f ′′ ( 0 ) = 0 ;
−2 −3

f ′′′ ( x ) = −e x (1 + e x ) + 2e2 x (1 + e x ) + 4e2 x (1 + e x ) − 6e3 x (1 + e x ) , f ′′′ ( 0 ) =


−2 −3 −3 −4 1
8
 −1  x
2
1 x3 1 1 1 x3
McLaurin : f ( x ) = + x   + (0) + + x 3ε ( x ) = − x + + x 3ε ( x )
2  4  2 6 8 2 4 48

2) a. À partir de ce qui précède, donner l’équation de la droite tangente à la courbe C représentative de la


fonction f au point d’abscisse 0.
1 1
À l’ordre 1, le développement limité donne une approximation de f ( x ) au premier degré : y = − x
2 4
b. Prouver que cette tangente traverse la courbe C en ce point.
1 1 x3
Au voisinage de 0, le polynôme du troisième degré obtenu, − x + , est aussi proche de f ( x ) qu’on le
2 4 48
souhaite. La différence en valeurs (ordonnées) entre courbe et tangente est donc, dans ce voisinage, de
x3
l’ordre de , qui est positif si x l’est et négatif si x l’est.
48
Cette différence change donc de signe au passage de x = 0, c’est-à-dire que la tangente traverse la courbe.

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4.11 GI FA 2013 test 1 – Développement limité


On pose autour de la Terre une corde fermée dont la longueur L
mesure un peu plus que le périmètre P de la Terre (considérée
parfaitement sphérique) : L = P + δ (où δ est faible devant P).
On tire verticalement un point de la corde dont une partie, AHA’, n’est
alors plus en contact avec la surface de la Terre (voir schéma : la corde
(

suit l’arc AA’ en bas et les segments [AH] et [A’H] en haut, segments
tangents à la surface de la Terre). L’objectif est de déterminer en
fonction de δ l’altitude TH atteinte par le point de traction de la corde.

Notations :
- O : centre de la Terre ; R = OA = OT = OA’ : rayon de la Terre ;
- α : angle AOH

Partie 1
1) A partir de la formule de Mc Laurin, déterminer les développements limités de sinx et cosx au voisinage
de 0, à l'ordre 3.
x2 x3
Mc Laurin (ordre 3) : f ( x ) = f ( 0 ) + x. f ′ ( 0 ) + . f ′′ ( 0 ) + . f ′′′ ( 0 ) + reste .
2 6
x3 x2
Appliquée au sinus : sin x = x − + reste . au cosinus : cos x = 1 − + reste .
6 2
2) En déduire un développement limité à l'ordre 3 au voisinage de 0 de tanx.
sin x
tan x = . Effectuons la division polynômiale des parties régulières des développements limités
cos x
obtenus, par puissances croissantes :
x3 x2
x− 1−
6 2
3
x x3
x− x+
2 3
3
x x3
tan x = x + + reste
3 3
3 5
x x

3 6
x5
6

Partie 2
(

1) a. À partir du schéma ci-dessus, exprimer la distance AH ainsi que la longueur de l’arc AT, en fonction de
R et α. AH = R.tanα ; AT = Rα.
b. En déduire l’expression de δ en fonction de R et α, sachant que cette longueur supplémentaire de la
corde peut s'exprimer comme δ = 2(AH – AT). δ = 2(AH – AT) = 2R(tanα - α).

2) On considère que l'angle α est "petit" et donc que l’on pourra utiliser les développements limités trouvés
dans la partie 1. Dans ce cadre :
a. Montrer que δ peut s’écrire δ = kα3, où l’on précisera k.
 α3  2
δ = 2R(tanα - α) ≈ 2R  α + − α  ≈ Rα 3 .
 3  3

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b. exprimer la longueur TH en fonction de R et α.


Dans le triangle rectangle OAH, on peut exprimer la relation de Pythagore, ou bien le nombre cosα.
R
Avec cette deuxième option, nous avons : OH = . Ainsi :
cos α
R  1 
TH = OH – R = − R = R − 1 .
cos α  cosα 

3) Application numérique : on prendra R = 6400 km et δ = 1 m


a. Donner une valeur approchée à 10-8 près de α en radians.
2 3δ
δ ≈ Rα 3 donne α 3 ≈ ⇔ α ≈ 0, 00616553 rad.
3 2R

b. Donner l’altitude TH, au dixième de mètre.


 1 
TH = R  − 1  ≈ R × 0, 000019007182 ≈ 121, 6 m .
 cos α 

4.12 GI FA 2016 – Test 1 – Fonction et différentielle : le tonneau


2
πh  D + d 
Le volume d’un tonneau est donné approximativement par la formule : V =   , où h représente
4  2 
sa hauteur, D son diamètre médian (à mi-hauteur) et d son diamètre aux deux bases. h, D et d seront
exprimés en dm (décimètres), si bien que V sera obtenu en dm3, c’est-à-dire en litres. L'objectif de cet
exercice est d'évaluer l'influence d'une faible variation de h, D et d sur la valeur du volume.
1) Dans les conditions fixées par l'énoncé, calculer le volume d'un tonneau dont la hauteur vaut 8 dm, le
diamètre médian 6 dm et le diamètre aux bases 4 dm.
2 2
πh  D + d  8π  6 + 4 
V=   =   = 50π ≈ 157,08 L
4  2  4  2 
2) a. Donner les expressions des dérivées partielles de V par rapport à h, à D et à d.
2
∂V π  D + d  ∂V πh  D + d  ∂V πh  D + d 
=   ; =   ; =  
∂h 4  2  ∂D 4  2  ∂d 4  2 
b. Donner l'expression générale de la différentielle dV en fonction de dh, dD et dd.
2
∂V ∂V ∂V π D+d  πh  D + d  πh  D + d 
dV = .dh + .dD + .dd =   .dh +   .dD +   .dd
∂h ∂D ∂d 4 2  4  2  4  2 
c. Exprimer dV en fonction de dh, dD et dd, dans les conditions de la question 1.
25π
dV = .dh + 10 π.dD + 10 π.dd
4

3) a. D'après la réponse 2c, calculer dV, puis calculer la variation relative du volume en pourcentage, si D
augmente de 0,1 dm et d diminue de 0,2 dm.
dV = 10 π.0,1 − 10π.0,2 = −π ≈ −3, 1416 dm3
Comme V valait 50π avant variation, la variation relative est –π/50π = -0,02 = -2%.
b. Toujours d'après la réponse 2c, si D augmente de 0,1 dm et h diminue de 0,2 dm, quelle devrait être
la variation de d pour que le volume reste inchangé ?
25π 25π 1
dV = .dh + 10π.dD + 10π.dd ⇔ 0 = − .0,2 + 10 π.0,1 + 10π.dd ⇔ dd = = +0,025 dm
4 4 40
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4.13 GI FA 2013 test 1 – Fonction de deux variables


Partie A
On considère la fonction f à deux variables réelles x et y définie par f ( x , y ) = xy ( x + y )
1) Calculer les dérivées partielles de f.
∂f ∂f
= y ( x + y ) + xy.1 = y ( 2 x + y ) ; = x ( x + y ) + xy.1 = x ( 2 y + x )
∂x ∂y
2) Déterminer la différentielle de f.
∂f ∂f
df = .dx + .dy = y ( 2 x + y ) .dx + x ( 2 y + x ) .dy
∂x ∂y

Partie B
Un réservoir d’eau dans une station d’épuration a la forme d’un prisme droit (voir figure 1 ci-dessous).

1) a. Calculer l’aire S de la base de ce réservoir en fonction de H et de L (voir figure 2).


Les quatre triangles rectangles remplissent exactement un carré de côté L et le rectangle central a
une aire égale à HL. Ainsi : S = L² + HL.

b. En déduire que le volume V du réservoir est donné par : V = f (H , L) où f est la fonction définie dans la
partie A.
V = aire(base) × hauteur = (L² + HL)× H = HL(H + L) = f (H, L).

2) Les dimensions initiales prévues, exprimées en mètres, étaient : H = 2 et L = 1,2.


Suite à des erreurs de construction, H a augmenté de 0,04 et L de 0,03. Il en résulte une augmentation
∆V du volume. En utilisant la différentielle df, donner une valeur approchée de ∆V., puis l’erreur relative
(∆V)/V.
df = y ( 2 x + y ) .dx + x ( 2 y + x ) .dy ⇔ ∆V = L ( 2H + L ) .dH + H ( 2L + H ) .dL
∆V = 1, 2 × 5, 2 × dH + 2 × 4, 4 × dL = 1, 2 × 5, 2 × 0, 04 + 2 × 4, 4 × 0, 03 = 0, 5136 m3
∆V 0, 5136 0, 5136
= = = 0, 066875 ≈ 6, 69%
V 2 × 1, 2 × 3, 2 7, 68

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4.14 Fonction de deux variables - dérivées secondes


Une étude des glaciers a montré que la température T à l’instant t (mesuré en jours) à la profondeur x
(mesurée en pieds) peut être modélisée par la fonction
T ( x, t ) = T0 + T1e− λ x sin ( ωt − λ x )
où ω = 2π/365 et λ sont deux constantes positives.
∂T ∂T
1) Calculer et .
∂x ∂t
∂T
= −λT1e− λ x sin (ωt − λ x ) − λT1e− λ x cos (ωt − λ x ) = −λT1e− λ x ( sin (ω t − λ x ) + cos (ωt − λ x ) )
∂x
∂T  π 
On pourrait remarquer que = −λT1 e− λ x  sin (ω t − λ x ) + sin  − (ωt − λ x )   et en utilisant la formule de
∂x  2 
 p+q  p−q
transformation sin ( p ) + sin ( q ) = 2 sin   cos   , obtenir une forme plus simple :
 2   2 
∂T  π
= −λT1 e− λ x 2 cos  ωt − λ x − 
∂x  4
∂T
= ωT1 e− λ x cos (ω t − λ x )
∂t

∂T ∂2T
2) Montrer que T satisfait à l’équation de la chaleur = k 2 pour une certaine constante k.
∂t ∂x
∂ 2T
= λ 2T1 e− λ x ( sin (ω t − λ x ) + cos (ωt − λ x ) ) + λ 2T1e− λ x ( cos (ω t − λ x ) − sin (ωt − λ x ) )
∂x2
= 2λ 2T1e− λ x cos (ω t − λ x )
∂T ∂T ω ∂2T
et comme = ωT1 e− λ x cos (ω t − λ x ) , on a en effet = 2. 2 .
∂t ∂t 2λ ∂x

4.15 Fonction de deux variables - Points critiques, extrema


x2 y y3
On donne l’expression d’une fonction de deux variables : f ( x, y ) = + x2 + −4y
2 3
Trouver les points critiques de la fonction f et établir leur nature.

∂f ∂f x2
Dérivées premières : = xy + 2 x ; = + y2 − 4 ;
∂x ∂y 2
Annulation : ces dérivées sont nulles toutes les deux ssi
 x ( y + 2) = 0
 2  x=0  y = −2
x ⇔ 2 ou  ⇔ ( x, y ) = ( 0, −2 ) ou ( 0, 2 )
 + y −4 =0 y = 4  x=0
2

2
∂2 f ∂2 f ∂2 f
Dérivées secondes : r = 2 = y + 2 ; s = = x ; t = 2 = 2y
∂x ∂x∂y ∂y
Nature des points critiques :
En (0, -2) : rt – s² = 0, on ne peut rien dire compte tenu de ces outils ;
en (0, 2) : rt – s² = 16, positif, donc on a un sommet, et comme r et t sont positifs, on a un minimum.

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4.16 GI FC 18/26 2016 – Optimisation


On doit fabriquer un récipient parallélépipédique droit. Ses six faces sont
donc des rectangles et trois arêtes reliées au même sommet (dont les
longueurs seront notées x, y et z),sont perpendiculaires.
L'objectif est de déterminer ces longueurs x, y et z afin que la boîte contienne
un volume de 1 dm3, tout en minimisant la somme des longueurs de toutes
les arêtes.
1
1) Montrer que le problème revient à chercher le minimum de la fonction f : ( x, y ) ֏ x + y + .
xy
1
Exprimons les longueurs en dm. Le volume de la boîte vaut xyz. Donc z = . La longueur totale des arêtes
xy
 1  1
vaut alors 4  x + y +  et minimiser cette dernière revient à minimiser x + y + .
 xy  xy
2) a. Donner les dérivées partielles premières de f.
∂f 1 ∂f 1
p= =1− 2 ; q= =1− 2
∂x x y ∂y xy
b. Déterminer alors son ou ses points stationnaires.
p = 0  x 2 y = 1  x2 y = xy 2  x= y x = y 1 = y
 ⇔ 2 ⇔ 2 ⇔ 2 ⇔ ⇔
q = 0  xy = 1  xy = 1  xy = 1  x = 1 x = 1
L'unique point stationnaire de f est (1, 1).
c. Donner les dérivées partielles secondes de f. En déduire le couple ( x, y ) qui rend f minimale.
∂2 f 2 (1 ,1 ) ∂2 f 1 (1,1 ) ∂2 f 2 (1,1)
r= = = 2 ; s = = = 1 ; t = = =2
∂x 2 x 3 y ∂x∂y x2 y 2 ∂y 2 xy 3
En (1, 1 ) : rt − s2 = 3 > 0 ; et comme r et t sont positifs, f est minimale en ce point.
d. Conclure sur le problème initialement posé.
Pour minimiser la longueur totale des arêtes tout en fixant un volume de 1 dm3, il faut choisir toutes les
1
longueurs d'arêtes à 1 dm – en effet : ( x, y ) = (1, 1 ) et z = = 1 . On conçoit donc un cube.
xy

4.17 GI FA 2015 – test 2 - Fonction de deux variables - Points critiques, extrema


On donne la fonction f des deux variables réelle x et y par son expression : f ( x, y ) = x2 y + y ln y .
1) Quel est le domaine de définition de la fonction f ?
D f = ℝ × ℝ*+
2) a. Déterminer les expressions des deux dérivées partielles premières de f.
∂f ∂f
p= = 2 xy ; q = = x2 + ln y + 1
∂x ∂y
b. Donner alors la relation existant entre df, dx et dy, au point A (2, 1).
∂f ∂f
df = dx + dy = 2 xydx + ( x2 + ln y + 1) dy = 4dx + 5dy
∂x ∂y
c. En déduire une estimation du pourcentage de variation de f si, à partir du point A, on provoque une
augmentation relative de 1% de x combinée à une augmentation relative de 1% de y.
Si dx = 0,02 et dy = 0,01, df = 0,13. Comme f (A) = 4, le taux de variation de f est 0,13/4 = 3,25 %.
(remarque : f (2,02 , 1,01) ≈ 4,13125. L’estimation que donne df ci-dessus est donc assez bonne.)
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2) a. Donner les expressions des dérivées partielles secondes de f.


∂2 f ∂2 f 1 ∂2 f
r = 2 = 2y ; t = 2 = ; s= = 2x
∂x ∂y y ∂x∂y
b. Effectuer une recherche des extrema locaux de f, puis donner leur valeur (on utilisera les notations
de Monge : p, q, r, s et t).
La fonction f et ses dérivées partielles premières et secondes sont continues sur ]0 ; +∞[² (la fonction f
est de classe C²). Des extrema locaux sont donc atteints lorsque p et q s’annulent ensemble.
 2 xy = 0  x = 0 ou y = 0
p=q=0⇔ 2 ⇔ − ( x2 + 1 )
⇔ ( x = 0 , y = 1 / e ) ou ( y = 0 impossible )
 x + ln y + 1 = 0  y = e
Seul le point (0 , 1/e) peut conduire à un extremum local.
En ce point, rt – s² = 2, positif, ce qui confirme la présence d’un extremum ; et comme r et t sont positifs,
la fonction f présente un minimum local. Ce dernier vaut -1/e.

4.18 GI FA 2016 – test 1 – Fonction de deux variables - Points critiques, extrema


Soit la fonction : f : ( x, y ) ∈ ℝ2 ֏ f ( x, y ) = x 3 − 6 x (1 − y 2 ) .
1) a. Déterminer les dérivées partielles premières de f.
∂f ∂f
= 3 x2 − 6 ( 1 − y 2 ) ; = 12 xy
∂x ∂y
b. Déterminer alors les points critiques (c'est-à-dire stationnaires) de f.
Ces deux dérivées partielles doivent s'annuler en de tels points.
∂f ∂f
= 0 ⇔ x = 0 ou y = 0 . La première possibilité conduit à = 0 ⇔ y = ±1 , et la seconde conduit à
∂y ∂x
∂f
∂x
( )( )
= 0 ⇔ x = ± 2 . Points critiques : ( 0, −1 ) , ( 0, 1 ) , − 2 , 0 , 2 , 0 .

2) a. Déterminer les dérivées partielles secondes de f.


∂2 f ∂2 f ∂2 f
r = 2 = 6x ; s = = 12 y ; t = 2 = 12 x
∂x ∂x∂x ∂y
b. Conclure sur l'existence et les valeurs des extrema locaux de f.
* Au point ( 0, −1 ) : r = 0, s = -12, t = 0. rt – s² = -144 < 0. On a affaire à un col.
* Au point ( 0, 1 ) : r = 0, s = 12, t = 0. rt – s² = -144 < 0. On a affaire à un col.

( )
* Au point − 2 , 0 : r = −6 2 , s = 0, t = −12 2 . rt – s² = 144 > 0. On a affaire à un sommet. r et t
sont négatifs en ce point, nous avons donc
un maximum local pour la fonction, dont la
valeur est −2 2 + 6 2 = 4 2 ≈ 5,657 .
* Au point ( )
2 , 0 : r = 6 2 , s = 0, t =
12 2 . rt – s² = 144 > 0. On a affaire à un
sommet. r et t sont positifs en ce point,
nous avons donc un minimum local pour la
fonction, dont la valeur est
2 2 − 6 2 = −4 2 ≈ −5,657

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